La formation des équipes

La formation des équipes de travail est une étape essentielle dans le processus d’un MOOC qui souhaite favoriser l’interactivité entre apprenants. Je vais tenter de vous restituer mon expérience sur le MOOCAZ puis d’en extraire quelques points importants.

 

Quand j’ai commencé le MOOC « Monter un MOOC de A à Z », je pensais réaliser un travail individuel car je voulais tester par moi-même l’ensemble des tâches à réaliser. Lors de la semaine 0 (semaine d’appropriation du fonctionnement de la plate-forme et d’échanges avec l’équipe pédagogique et les autres apprenants), j’ai donc proposé un projet de MOOC E-tourisme. Evidemment, étant encore peu familière de la plateforme, je me suis trompée de fil de discussion et je n’ai pas déposé mon message au bon endroit, c’est-à-dire sur le forum pour proposer des sujets et former des équipes. J’ai pris du temps pour consulter les autres projets et j’avais envie de participer à beaucoup de projets déposés tant les sujets étaient passionnants. J’ai plus particulièrement remarqué un participant cherchant une équipe pour former un MOOC de formation digital (e-business, e-marketing, management), un autre sur l’accueil touristique, ou encore un projet pour aider les élèves de Bac pro à se préparer à l’entrée en BTS. J’ai écrit à chacun de ces porteurs de projet pour signaler mon intérêt à former un groupe de travail. Rapidité de la réponse, veille de ma part sur les éventuels retours (cf. pas de notification de la part de la plateforme pour signaler une réponse sur un fil de discussion), il est évident qu’il y a une grande part de hasard lors de la constitution des équipes. En effet, le manque de fonctionnalités de la plateforme, qui ne prévoit donc pas de système de notifications, ni de système pour être au courant des groupes en cours de constitution (cf. la liste des groupes était visible une fois le groupe constitué), n’a pas facilité la phase de constitution des équipes.

 

On démarre donc notre projet à 3 personnes. On organise un premier Hangout et on pose d’entrée de jeu les règles de départ : une personne sera référente du devoir à rendre ; elle proposera une trame de départ ; les autres membres viendront enrichir le support de travail; un hangout sera organisé chaque semaine pour finaliser en commun le devoir. Lors de la première semaine, nous avons intégré une quatrième personne, ce qui n’a posé aucun souci car nous avons pu lui présenter les principes de notre organisation auxquels elle a adhéré. Le référent du devoir n’était jamais le même d’une semaine sur l’autre afin de répartir le travail. Il était également en charge de rendre le devoir sur la plateforme du MOOC (dans les délais impartis évidemment). Pour rendre le devoir sur la scénarisation d’une activité (devoir n°2), nous avons programmé notre hangout à 21h30 (faute de mieux par rapport aux contraintes de chacun). Nous avons alors travaillé jusque tard car ce devoir posait beaucoup de questions et pour laisser la parole libre à chacun. C’est donc un réel investissement. Mais nous avons réussi à produire un devoir partagé par tous les membres de l’équipe, c’est-à-dire que chacun se sent impliqué et porteur de ce projet ; et créer des liens en ayant vécu cet événement inhabituel : une nocturne en format hangout avec des personnes qui ne se connaissaient pas 2 semaines avant et qui habitent à des centaines voire des milliers de kilomètres.

 

Cette expérience est un formidable levier de motivation et de création de valeur, tant sur la participation individuelle de chaque co-équipier que sur l’émergence de compétences complémentaires au fur et à mesure du MOOC.

 

Voici les facteurs de réussite que je retiens pour la formation d’équipes véritablement opérationnelles :

  • l’importance de travailler sur un sujet choisi et partagé pour impliquer et augmenter l’investissement de la communauté (ce qui est déjà facilité dès lors que nous sommes dans le cadre d’un MOOC) ;
  • le partage sur la finalité attendue : nous étions tous très motivés pour réaliser l’ensemble des devoirs du parcours « Création de MOOC » ;
  • la nécessité de poser clairement un cadre de travail au départ (qui n’empêchera pas également une forme de souplesse au fur et à mesure pour s’adapter au réel) et de définir les outils de travail qui seront utilisés (ici : échange de mails avec googlegroup ; itération sur nos travaux sur googledocs ; webconference avec google hangout. Je tiens à noter que c’est uniquement par facilité que nous avons utilisé les outils Google) ;
  • la valorisation de chacune des interventions des membres du groupe. En étant à l’écoute de chacun, nous avons découvert que nous apportions tous une contribution différente et enrichissante sur nos travaux.

 

Au final, nous avons réussi à actionner les leviers d’une dynamique de travail en présentiel. Et avoir les encouragements de Monsieur Cisel himself sur la qualité de notre teaser et de notre page de présentation, c’est la cerise sur le gâteau.

Ce billet est extrait d’un échange avec Matthieu Cisel, restitué dans l’article « MOOC: retour d’expérience d’une participante engagée« , publié sur le blog Eduspros.fr

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